15 mars 2010

Miguel Delibes par Jean Gabriel Cosculluela poète et homme de lettres

Le décès de l'écrivain espagnol Miguel Delibes par Jean Gabriel Cosculluela
Jean-Gabriel Cosculluela poête et homme de lettres franco-espagnol
L'écrivain espagnol Miguel Delibes, grand nom de la littérature de l'après-guerre civile (1936-1939), dont l'œuvre a été traduite dans une trentaine de langues, est décédé vendredi à 89 ans dans sa maison de Valladolid, où il était né en 1920.
Auteur de L'hérétique ou de L'étoffe d'un héros, il avait reçu en 1993 le prix littéraire Cervantes, considéré comme le « Nobel » des lettres hispaniques. Il était membre de l'Académie de la langue espagnole et avait aussi obtenu en 1991 le Prix national des lettres espagnoles.
Son œuvre abondante reflète les changements de l'Espagne de l'après-guerre civile. Son premier roman, La sombra del ciprés es alargada, est l'histoire d'un orphelin meurtri par son éducation. L’ouvrage a obtenu en Espagne le prestigieux prix Nadal (le Goncourt espagnol). Mais c’est avec Le chemin, publié en France par Verdier, qu’il a atteint une vraie notoriété. Depuis 1990 et Les rats,Verdier a traduit la majeure partie de son œuvre (voir sur le site des éditions Verdier). La maison a réédité en poche, en janvier, Cinq heures avec Mario, paru initialement en français aux éditions La Découverte.
Une dizaine des livres de Miguel Delibes ont été adaptés au cinéma, dont Les saints innocents, film de Mario Camus qui a été récompensé en 1984 au Festival de Cannes par le prix d'interprétation masculine pour Francisco Rabal.
Toute sa vie, Miguel Delibes s'est attaché à défendre la nature, les valeurs simples du monde rural et les libertés individuelles dans l'Espagne de la deuxième moitié du XXesiècle marquée par la dictature de Francisco Franco (1939-75).
Miguel Delibes reste un grand écrivain, dont l'écriture est essentiellement un chant profond pour le monde rural, mais pas seulement il reste aussi un observateur attentif de la prose deu monde au-delà de sa Castille. Durant de longues années en Espagne, au moment des dérives et opprobres franquistes; il reste en Espagne, opposant de l'intérieur, directeur d'un journal qui n'hésite pas à défier le pouvoir,à refuser la compromission, El Norte de Castilla. Aujourd'hui, à l'annonce de sa mort, il n'est pas inutile de rappeler que le jury du Prix Nobel de Littérature l'a scandaleusement oublié,au profit d'un autre auteur espagnol, qui n'avait pas la même envergure, le même refus du pouvoir dictatorial, le même refus de la compromission.  le14 mars 2010 Libre Hebdo
Jean Gabriel Cosculluela 
sur le très recommandable site de Angèle Paoli  Terres de Femmes
et aussi sur la page de Jean Gabriel Cosculluela(2003) et aussi à l'Atelier des grammes vous trouverez quelques ouvrages pour amaturs de beaux livres
Traductions de Miguel Delibes au français
Les éditions Verdier, qui ont publié en France l’essentiel de  l'œuvre de Miguel Delibes et avaient réédité en poche, en janvier, Cinq heures avec Mario
Cinq heures avec Mario  Miguel Delibes à acheter aux Edicions Verdier 
9,80 €

 

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