15 juin 2010

Les chemins de la mémoire / los caminos de la memoria





Donc hier je suis allée voir les chemins de la mémoire  un 

documentaire de José Luis Peñafuerte
Versión en castellano al final de la reseña francesa





Recherche d'identité dans une fosse
Nous étions nombreux, très nombreux, à tel point que ceux qui n’avaient pas réservé leur place ne purent rentrer, aussi il est prévu de faire une autre séance au Cervantès de Paris la semaine prochaine.


Beaucoup de réfugiés espagnols, fils et petit-fils et d’anti-franquistes, ou tout simplement anti horreurs, des embrassades, des retrouvailles, des : ah mais tu es là aussi ! et muak, muak …   Plus d’une centaine de personnes donc. L’accueil des responsables du Centre Wallonie-Bruxelles de Paris  fut chaleureux et convivial, l’intervention du directeur de l’institut Cervantès de Paris émouvante et spontanée. José Maria Riba, le grand artisan, avec toute son équipe, de nos festivals « Différent 3 », ému de voir tant de monde et de voir ainsi ses efforts récompensées, et enfin Jose Luis Peñafuerte , calme et presque timide, qui nous demanda, entre autres, d’évaluer son travail. Tous surent nous faire sentir combien la réussite de cette synergie d’efforts leur tenait à cœur et que d’une certaine manière nous en faisions partie nous aussi.



 
 Centre Wallonie-Bruxelles hier à Paris
Puis le film commença….. et je ne vais pas vous le raconter il vous faudra aller le voir, c’est incontournable !!!

Mais voici mes impressions
 « Les chemins de la mémoire » c’est comment, toute mémoire occultée et mensongère affecte le jugement des jeunes générations et compromet leur libre-arbitre dans le choix de nos démocraties et dans les choix de leurs orientations. Un maillon entre passé et futur. Une défense des enseignements de l’Histoire dans nos écoles comme garant de démocratie à travers l’exemple le plus proche de nous : l’Espagne franquiste.

« Les chemins de la mémoire » c’est aussi cette douleur humaine qui envahi chacun de nous devant une mort sans corps, une disparition sans cause définie, une absence matérielle de la mort d’un être cher qui empêche le deuil et l’apaisement de la souffrance par l’angoisse de l’interrogation.

Un film tout en douceur qui par petites touches nous mène à sentir, afin de mieux comprendre.
Pour exemple, une toute petite scène mais qui m’a émue aux larmes. Lorsque la caméra balaye les ossements de la fosse, on y voit des squelettes mais surtout leurs effets personnels, des cahiers, une cuillère, des peignes… le tout épars contre les corps. La présence de ce vivant dans la mort témoigne et de la brutalité de l’acte et du désarroi de l’homme, car lorsque l’on sait qu’on va mourir on dit au revoir et on laisse tous ses effets personnels à ses proches…
Les chemins de la mémoire c’est ce besoin « d’en parler » si longtemps réprimé qui déborde, qui déferle sur nous avec des témoignages poignants, désarmants de simplicité, ici pas de harangue politique, pas de parti, pris simplement un immense chagrin.
Des fosses et des ossements retrouvés qui comme le dit très bien le médecin légiste du film auraient pu être soit nous, soit un de nos parents. Un être cher que parfois vous saviez là mais que vous ne pouviez même pas sauver et réhabiliter dans sa mort et dont vous connaissiez l’assassin. Et ce, pendant 40 ans… Des adultes qui pleurent comme des enfants leurs parents volés, assassinés et à qui l’on a fait croire à leur abandon…
Là, point de discours explicatif seule l’image vous percute. Les images sont belles, intimistes, simples, comme ces gens, elles se glissent dans votre cœur, dans vos pensées, elles évoquent.
Un film très bien pensé, structuré, mesuré, un cœur à cœur réalisateur-spectateur.

 De cette Guerre civile et du génocide qui s’ensuivit, le souvenir terrifiant rend muets bon nombre de citoyens encore aujourd’hui, lorsque l’on voit dans ce film les gens de Christo Rey aduler la fille de Franco (qui tout sourire, se laisse faire).
José Luis Peñafuerte, petit-fils de républicain espagnol basque, a fait un documentaire qui loin de reproduire les topiques sur le sujet cherche à faire comprendre aux jeunes pourquoi réparation est demandée, pourquoi cela ne doit plus se reproduire. Et Comme dit Jorge Semprun, qui laisse là de coté sa langue de bois pour parler vrai, nous découvrons une large panoplie de ce que la méchanceté humaine peut contenir et au-delà de l’imaginable. Et il a raison de dire que l’homme contient du bon et du mauvais et que certaines idéologies poussent l’homme vers le mal absolu et l’encouragent tandis que d’autres opposent un frein à ces débordements et qu’il faut donc être de ceux-là pour éviter ce pire.
Et que personne ne vienne nous dire que des horreurs il y en a eu de part et d’autre !! Très certainement, lorsqu’il y a guerre il y a mort et destruction. Mais après ? Bien après la guerre ? Cela devient dès lors de l’extermination systématique : un génocide, un holocauste 

dont la particularité est qu’il s’applique non à une ethnie, mais à la démocratie, à la liberté de pensée.



Le film terminé, un petit débat s’est ouvert que nous avons continué devant un bon verre de vin et quelques tapas tout en discutant avec José Luis Peñafuerte. Saviez-vous qu’avant il avait fait un film sur des enfants espagnols confiés a des familles belges Niños? et un troisième sur un village, Aquaviva



J’attends avec impatience que ce conteur qui écrit si bien en images nous séduise dans son prochain film.
 
Deux remarque un peu « non positives », mais si peu, si peu : l’une c’est que tous ses personnages n’ont qu’une seule couleur politique, on aurait aimé plus de variété par soucis de justice car une grande majorité des gens enterrés dans des fosses n’étaient pas tous forcément communistes…  et l’autre remarque c’est que je n’ai pas bien compris à quoi faisait allusion cette allégorie des deux hommes habillés de noir qui luttent férocement l’un contre l’autre et qui apparaissent en insert-charnière de temps en temps ; veulent-ils montrer l’affrontement de deux Espagne ? j’ai oublié de lui demander …


Les chemins de la mémoire de José Luis Peñafuerte 
avec la participation  de Francisco EtxeberríaJorge Semprun Marcos AnaEmilio Silva


Ce film a été projeté au Festival  de Valladolid. Il est  en espagnol sous-titré français.



Etant donné qu’à la fin du film José Maria nous a annoncé qu’il avait été accepté, (grâce à notre affluence ?) par des distributeurs français et que la chaine Cinécinéma le réclame.



Sur Paris pas d’autre projection pour l’instant. Il est prévu néanmoins une projection au Cervantès de Paris la semaine prochaine comme je vous le disais plus haut.

Ne le ratez pas ! Faites-le connaitre autour de vous. C’est une contribution au travail de mémoire et de justice que nous nous devons, que nous leurs devons

Résumé : ne pas rater quand il passera près de chez vous, ouvrez l’oeil.

Entretiens avec José Luis Peñafuerte

Entrevistas con José Luis Peñafuerte
 
Autres réalisation de José luis Peñafuerte

Otras obras de José luis Peñafuerte
Court metrages/ Cortos"Silencio" (1995), "Crying" (1996), "Circus" (1997) y "Maestro" (1998).

Documentaires/ Documentales "Mon quartier va craquer" (1998), "Guggenheim of Bilbao (2000), "Niños" (2001), "El abrazo de la tierra, Aguaviva" y treinta episodios de la serie documental "Exilio español en Bélgica" (2006).






Versión 
castellana

Le doy las gracias a Rosa Ramos Frigola*  por la traducción de ese texto en castellano

Ayer fui a ver Los caminos de la memoria un documental de José Luis Peñafuerte
Fuimos muchos, tan numerosos que los que no tenían plaza reservada no pudieron entrar, por lo que se ha previsto hacer otro pase en el Cervantes de Paris la semana próxima.

 La mayoría refugiados españoles, hijos y nietos de los anti-franquistas, o simplemente “anti-horrores”, abrazos, reencuentros, algunos: ¡Anda tú también estás aquí! Y los besos de rigor muak, muak …  Más de un centenar de personas presentes. La acogida de los responsables del Centro Wallonie-Bruxelles de Paris  fue cálida y convival, la intervención del director del Instituto Cervantes de Paris conmovedora y espontánea. José María Riba, el gran maestro, junto con sus colaboradores, de nuestro festival « Différent 3 », emocionado con tanta gente y viendo sus esfuerzos recompensados, y finalmente Jose Luis Peñafuerte, tranquilo y casi tímido, nos solicitó, entre otras cosas para que evaluáramos su trabajo. Todos supieron hacernos sentir cuan importante era para ellos el éxito de esta sinergia de esfuerzos y de cierto modo incluso que nosotros formábamos parte de ello.

Luego empezó el film... y no os lo voy a contar, tendréis que ir a verlo. ¡¡¡ Es imprescindible!!!

Pero aquí vienen mis impresiones
 « Los caminos de la memoria » dice como toda memoria ocultada y mentirosa afecta el juicio de las generaciones más jóvenes y compromete su libre-albedrío en la elección de nuestras democracias y en sus propias orientaciones. 
Un eslabón entre el pasado y el futuro.
Una defensa en pro de la enseñanza de la Historia en nuestras escuelas como garantía de democracia a través del ejemplo más cercano a nosotros: La España franquista.

« Los caminos de la memoria » también es el dolor universal que invade a cada uno de nosotros ante una muerte sin cuerpo, una desaparición sin causa justificada, una ausencia material de la muerte de un ser querido que impide hacer duelo y aliviar el sufrimiento causado por la angustia y la duda.

Una película que suavemente y a pinceladas nos lleva a sentir, con el objetivo de por fin comprender.
Por ejemplo, una escena breve pero que me emocionó hasta llorar. Cuando una cámara barre los huesos de una fosa, y se ven los esqueletos pero sobretodo los efectos personales, las libretas, una cuchara, unos peines… todo ellos esparcido junto a los cuerpos. La presencia de lo vivo en la muerte da testimonio de la brutalidad del acto y de la desesperanza del hombre, ya que cuando uno sabe que va a morir se despide de sus seres queridos y les deja sus pertenencias personales…

“Los caminos de la memoria” es esa necesidad « de hablar » tanto tiempo reprimida que desborda, que fluye sobre nosotros a través de esos testimonios desgarradores, enternecedores de tanta simplicidad, aquí no hay sermones políticos, no hay intereses, más que los de una tristeza inmensa.
Las fosas y los huesos encontrados que como lo explica perfectamente el médico forense del film podrían haber sido cualquiera de entre nosotros, o alguno de nuestros padres. Un ser querido que tal vez usted sabia que estaba ahí pero no podía salvarlo ni resucitarlo de su muerte y del cual usted conoce el asesino. Y esto duró 40 años… 
Los adultos que aun lloran como niños a causa de sus padres robados, asesinado a quienes les hicieron creer que fueron abandonados…
Ahí, las palabras sobran, solo hay imágenes contundentes. Son bellas, intimistas, simples, como esas personas, resbalan suavemente hasta nuestro corazón, nuestros pensamientos, evocan.
Una película muy bien pensada, estructurada, medida, un “cœur à cœur” del realizador al espectador.

 De esta Guerra civil y del genocidio que le sucedió, el recuerdo terrible aún hoy en día, vuelve mudos a un buen número de ciudadanos, en especial cuando vemos en el film a la gente de Cristo Rey adular a la hija de Franco (quien con la sonrisa en la boca, se deja querer).

José Luis Peñafuerte, nieto de un republicano español del país vasco, a hecho un documental que lejos de reproducir los tópicos sobre el tema trata de hacer entender a los más jóvenes porque es necesaria la reparación y por que esto no debe reproducirse nunca más. Y
como dice Jorge Semprun en la pelicula, dejando quien deja de lado su lengua de trapo para hablar la verdad, descubrimos una amplia panoplia de lo que la maldad humana puede contener más allá de lo imaginable. Tiene razón cuando dice que en el hombre hay bueno y malo pero que ciertas ideologías empujan al hombre hacia la maldad absoluta, la animan y la encubren mientras que otras ponen un freno a esas derivaciones y que para evitar lo peor se ha de ser claramente de estas últimas.
¡Y que nadie venga a decirnos que horrores como los que cuentan en esa pelicula han ocurrido en los dos bandos! Bien se sabe que la guerra conlleva muerte y destrucción. Nadie lo pone en duda  ¿Pero y después? si ocurren mucho después de que la guerra haya terminado, ¿como se llama?  genocidio, holocausto con la particularidad de que ese no se aplica a una etnia, sino a la democracia y a la libertad de pensamiento.


En debate se abrió después de la presentación, acompañado de una buena copa de vino y algunas tapas conversando con José Luis Peñafuerte. ¿Sabía usted que antes había hecho una película sobre los hijos de españoles que fueron encomendados a familias belgas, titulada Niños? y un tercero sobre un pueblo, Aquaviva
Personalmente espero con impaciencia que este narrador que escribe tan bien en imagines nos seduzca en su próxima película.

Haré sin embargo dos pequeños incisos no demasiado positivos: Primero que todos los personajes tienen el mismo color político, nos habría agradado ver más variedad en el tema de la necesidad de justicia, al fin y al cabo una gran parte de gente enterrada en las fosas no fueron obligatoriamente comunistas  y la segunda es que no entendí a que hacía alusión esa alegoría de dos hombres vestidos de negro que luchan ferozmente uno contra el otro y aparecen entre dos aguas de tarde en tarde. ¿Acaso tratan de mostrar la afrenta entre las dos Españas? Olvidé preguntarle que quiso decir …

Los caminos de la memoria de José Luis Peñafuerte con la participación  de Francisco Etxeberría, Jorge Semprun, Marcos Ana, Emilio Silva
Esta película fue proyectada en el Festival  de Valladolid. Se presentó en español con subtítulos en francés.
Al final de la proyección José María nos anunció que había sido aceptada (Gracias a nuestra afluencia, ¿tal vez?) por distribuidores franceses y que la cadena francesa Cinécinéma lo reclamaba también.
En Paris no habrá más proyecciones por ahora salvo la prevista en el Cervantes de Paris la semana que viene como ya les dije anteriormente.
¡No se pierdan esa película! Y Denla a conocer. Es nuestra contribución al trabajo de la memoria y de justicia que debemos hacer, y un tributo a los desaparecidos. Se lo debemos.  Resumiendo: ¡vigilen! y no se lo pierdan cuando se proyecte cerca de donde están ustedes,

*Rosa Ramos Frigola es periodista se pueden leer sus artículos en Espinesyflors
 

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